Philosophie économique Un état des lieux

Sous la direction de Gilles Campagnolo et Jean-Sébastien Gharbi
Collection : E-conomiques

38,00 €

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En France, la tradition de philosophie économique est brillamment illustrée : la publication d’un « état des lieux » en fournit le référent francophone, un panorama aussi complet que possible afin de s’y orienter. La critique que peut porter la philosophie économique se comprend comme un partage bien pensé entre bon et mauvais usage de la raison, comme méthodologie ainsi que comme ontologie, une discussion du rôle des sciences adjacentes (comme la psychologie), de l’usage des normes, des modes de raisonnement, l’explicitation des bases trop souvent dans l’ombre de l’analyse économique vue en ses champs d’application multiples : simulation, analyse institutionnelle, finance et autres enjeux.

Les contributeurs du présent volume, connus pour leur expertise dans leurs champs respectifs, en proposent un examen représentatif des tendances actuelles. Le collectif ici réuni s’inscrit dans une tradition, celle des Leçons de philosophie économique coordonnées par Alain Leroux et Pierre Livet, qui avait marqué une étape dans ce domaine. La philosophie économique comprise comme mise en question réflexive de la discipline trouve avec le présent état des lieux un nouveau jalon : au titre d’un regard épistémologique, il offre à nouveaux frais la carte d’un champ en plein essor, et ce avec une ampleur renouvelée par les auteurs francophones ici rassemblés. Le but des coordinateurs du volume est de fournir un vade-mecum pour philosophes et économistes soucieux de compréhension mutuelle.

Voir les résumés dans la rubrique "Médias".

Auteurs Catherine Audard, Antoinette Baujard, Gilles Campagnolo, Mikael Cozic, Ricardo F. Crespo, Claude Gamel, Jean-Sébastien Gharbi, Cyril Hédoin, Maurice Lagueux, Pierre Livet, Jean Magnan de Bornier , Yves Meinard , Denis Phan, Emmanuel Picavet, Franck Varenne, Bernard Walliser, Christian Walter, Danielle Zwarthoed
Titre Philosophie économique
Sous-titre Un état des lieux
Édition 1re
Date de publication Février 2017
Sous la direction de Gilles Campagnolo et Jean-Sébastien Gharbi
ISSN 2490-8800
ISBN 978-2-37361-057-4
eISBN 978-2-37361-058-1
Support eBook PDF ; Livre papier
EAN13 Papier 9782373610574
EAN13 PDF 9782373610581
Nombre de pages 648
Nombre de figures 10
Dimensions 16,4x24
Prix livre papier 38 €
Prix eBook PDF 20,99 €

Introduction Philosophie économique, un état des lieux (page 3)

Gilles Campagnolo et Jean-Sébastien Gharbi

I. L’articulation entre philosophie et économie

II. Le choix des mots : comment appeler l’interaction entre philosophie et économie ?

III. À propos de la définition de la philosophie économique

III.1. Philosophie économique et théorie économique

III.2. Philosophie économique et pluralisme

III.3. Philosophie économique et histoire de la pensée économique

IV. L’intérêt grandissant pour la philosophie économique

V. Y a-t-il une tradition francophone en philosophie économique ?

V.1. Des traditions distinctes en philosophie économique ?

V.2. La langue : une question cruciale

VI. Une nouvelle tripartition pour un état des lieux panoramique

VII. Les contributions réunies dans cet ouvrage

Partie I

Philosophie morale et politique, et économie politique

Chapitre 1 Une critique de la conception utilitariste de la personne et de l’agent économique (page 51)

Catherine Audard

I. Rawls et la conception utilitariste de la personne et de l’agent économique

I.1. Le principe d’utilité : une conception publique de la justice ?

I.2. Les avantages de la morale conséquentialiste

I.3. Deux présupposés philosophiques

II. La critique rawlsienne

II.1. Le caractère distinct des personnes

II.2. La confusion entre coordination et coopération

II.3. La capacité à hiérarchiser les préférences : anticipation et liberté de choix

III. Vers une dénaturalisation de la conception de l’agent comme être en développement

III.1. Rawls et la conception kantienne de la personne

III.2. Rawls et l’individualité comme développement de soi (Mill)

IV. Quelques conséquences pour le Welfare State

IV.1. La critique du Welfare State

IV.2. La démocratie de propriétaires : Rawls et Meade

Chapitre 2 « L’économie du bien-être est morte. » Vive l’économie du bien-être ! (page 77)

Antoinette Baujard

I. Sur les comparaisons interpersonnelles d’utilité

I.1. Du recours aux comparaisons à leur remise en cause

I.1.1. Des comparaisons objectives mais normatives

I.1.2. Compensation sans comparaison entre utilités subjectives

I.2. De l’impossibilité du choix social au retour des comparaisons

I.2.1. Le théorème d’Arrow

I.2.2. La nécessité des comparaisons interpersonnelles

II. L’économie scientifique et l’économie du bien-être

II.1. L’ambition scientifique

II.1.1. La genèse d’une science sociale

II.1.2. Une science de la sphère matérielle pure et neutre

II.2. Béhaviorisme ou flexibilité interprétationnelle des préférences

II.2.1. Du béhaviorisme au béhaviorisme latent des préférences standards

II.2.2. L’autonomisation des préférences standards

III. Une épistémologie autonome pour l’économie du bien-être

III.1. Opérationnalité et neutralité

III.1.1. Une vaine ambition de la neutralité

III.1.2. L’échec de l’opérationnalisme

III.2. Activité et normativité de l’économie du bien-être

III.2.1. De la distinction à l’articulation entre positif et normatif

III.2.2. De la prescription à l’évaluation, l’art de l’économie normative

IV. Conclusion

Chapitre 3 Économie de l’égalitarisme libéral. Réflexions pour mieux concilier libéralismes politique et économique (page 129)

Claude Gamel

I. Actualité d’un vieux débat

I.1. Une question de cohérence : « néolibéralisme » versus « égalitarisme libéral »

I.2. Égalitarisme libéral : de la philosophie à l’économie

II. Les premières priorités à peu près balisées

II.1. La primauté de « l’égale liberté d’accès à l’emploi »

II.2. L’égalisation des « capacités-potentialités »

III. Le débat sur l’économie du « principe de différence »

III.1.Redistribution forfaitaire du produit des « capacités-ressources »…

III.2. …ou égalisation de la « liberté réelle » de chacun ?

IV. Conclusion : autres défis encore à relever

IV.1. L’économie du principe de différence : suite et fin ?

IV.2. L’économie de l’égalitarisme libéral, ici et maintenant

Chapitre 4 Philosophie économique de la propriété (page 181)

Jean Magnan de Bornier

I. La propriété duale dans un monde hiérarchique

I.1. Thomas d’Aquin

I.2. Le droit naturel

I.3. Jean-Jacques Rousseau

II. La propriété de soi

II.1. Locke et le second Traité

II.2. Les successeurs optimistes de Locke

II.3. Les successeurs critiques de Locke

II.3.1 Propriété des fruits

II.3.2 Propriété des instruments

III. L’utilité

IV. Quelques approches alternatives des fondements

V. La propriété intellectuelle

VI. Conclusion

Chapitre 5 La justice intergénérationnelle (page 215)

Danielle Zwarthoed

I. La justice entre générations fait-elle sens ?

I.1. Le problème de la non-existence

I.2. Le problème de la non-identité

II. Quelles obligations avons-nous à l’égard des générations futures ?

II.1. Le suffisantisme intergénérationnel

II.2. Welfarisme et justice entre générations

II.2.1. Utilitarisme et épargne intergénérationnelle

II.2.2. Les enjeux éthiques du taux d’actualisation

II.2.3. Le problème de la formation des préférences futures

II.3. Rawls et la justice intergénérationnelle

II.3.1. Position originelle et générations futures

II.3.2. Le principe de juste épargne

III. Comment mettre en œuvre la justice intergénérationnelle ?

IV. Conclusion

Partie II

épistémologie et méthodologie économique

Chapitre 6 L’ontologie de l’économie selon Aristote et la théorie économique actuelle (page 259)

Ricardo F. Crespo

I. Facettes de l’oikonomike aristotélicienne : une ontologie de l’« action économique »

I.1. Une action humaine

I.2. Une capacité humaine

I.3. Une habitude humaine

I.4. Une science humaine

I.5. Quelques conséquences déduites de l’analyse ontologique de l’oikonomike chez Aristote

II. Conséquences éthiques de l’oikonomike aristotélicienne

III. Conséquences d’une conception aristotélicienne en politique et économie politique

IV. Quelques enseignements épistémologiques à tirer en économie des leçons d’Aristote

V. Une brève conclusion

Chapitre 7 L’ontologie de l’économie (page 283)

Pierre Livet

I. Une ontologie relationnelle

II. Ontologie et formalisme

III. Ontologie et recherches expérimentales

IV. Les paramètres nécessaires sont manquants ou erronés

Chapitre 8 Méthode scientifique et modes de raisonnement (page 297)

Bernard Walliser

I. Recueil des données

II. Définition de concepts

III. Construction de relations

IV. Révélation de mécanismes

V. Test de théories

VI. Reproduction du réel

VII. Élaboration de fictions

VIII. Processus dynamique d’élaboration scientifique

IX. Classification des modes de raisonnement

X. Sciences idiographiques et sciences nomothétiques

XI. Sciences empiriques et sciences théoriques

XII. Sciences qualitatives et sciences formalisées

XIII. Sciences naturelles et sciences sociales

XIV. Les modes de raisonnement en économie

XV. Les typologies disciplinaires et l’économie

XVI. Conclusion

Chapitre 9 La biodiversité comme thème de philosophie économique (page 319)

Yves Meinard

I. La clarification du statut ontologique de la notion de biodiversité comme exercice de philosophie économique

I.1. La biodiversité n’est pas une propriété observable sur la base du sens commun

II.2. La biodiversité n’est pas une « entité inobservable »

II.3. La biodiversité n’est ni plus ni moins qu’une notion qui sert à donner un sens chargé de valeurs aux problèmes traités par les sciences écologiques

II. L’évaluation de la biodiversité comme problème de philosophie économique

II.1. Pourquoi évaluer l’environnement ?

II.2. L’argument de Sagoff contre l’évaluation économique de l’environnement

II.3. Le problème sous-jacent à l’objection de Sagoff

II.4. Les préférences abstraites : un objet économique

II.5. Décomposer les préférences pour déployer l’information

III. Conclusions

Chapitre 10 Modèles et simulations à base d’agents dans les sciences économiques et sociales : de l’exploration conceptuelle à une variété de manières d’expérimenter (page 347)

Denis Phan & Franck Varenne

Introduction. Entre observation méthodique et analyse conceptuelle : une opposition ?

I. Modélisation et expérience

I.1. Les conceptions épistémologiques concernant les modèles scientifiques et analyse conceptuelle : une opposition ?

I.2. Une vision ouverte et pragmatique : le modèle vu comme un construit visant à répondre à une question

I.3. L’« analogie isolante » entre modèles et expériences

I.4. La portée et le sens de la conjecture de Schelling selon Sugden

I.5. Exploration conceptuelle et « validité interne »

I.6. Les modèles comme autant de « mondes crédibles »

II. Modèles, simulations et genres d’empiricité

II.1. Modèles et simulations sur computer : quelques définitions et caractérisations

II.2. Sous-symbolisation et hiérarchie dénotationnelle dans les simulations

II.3. Trois genres de simulations sur computer

II.4. Types d’empiricité des simulations sur computer

II.5. Modèles, simulations et genres d’expériences

III. Conclusion

Partie III

Philosophie de l’action et théorie de la décision

Chapitre 11 Le rôle de la psychologie dans la théorie néoclassique du consommateur (page 385)

Mikaël Cozic

I. Le marginalisme

I.1. La théorie marginaliste du consommateur

II.1.1. utilité et utilité marginale

I.1.2. L’optimisation et la seconde loi de Gossen

I.1.3. L’hypothèse d’utilité marginale décroissante

I.1.4. Quelques implications de la théorie marginaliste

I.2. Les suppositions sur la mesure de l’utilité

I.2.1. Les types de mesure

I.2.2 La notion de supposition de mesure

I.2.3. Le cardinalisme du marginalisme

I.3. Le cardinalisme et le requisit de bonne fondation

I.4. L’engagement psychologique de la théorie marginaliste

II. L’ordinalisme et les préférences

II.1. Les différentes versions de l’ordinalisme et la signification de l’utilité

II.1.1. L’utilité comme « représentation » des préférences

II.1.2. Interprétations monadique et comparative de l’utilité

II.1.3. Conclusion

II.2. L’interprétation des préférences

II.2.1. Les interprétations mentalistes

II.2.2. Les interprétations comportementales

II.2.3. Quelle est l’interprétation dominante de la théorie ordinaliste ?

II.3. La thèse de dispensabilité

II.3.1. En quel sens peut-on « se passer » d’une utilité cardinale ? 

II.3.2. Utilite marginale décroissante et convexité des préférences

II.3.3. Remarques complémentaires

II.3.4. Conclusion

II.4. La thèse de non-mesurabilité

II.4.1. Un argument en faveur de la thèse de non-mesurabilité

II.4.2. Les préférences comme base exclusive de mesure

II.4.3. Difference de preference, comportement et introspection

II.4.4. Conclusion

II.5. L’utilité passée au rasoir d’Ockham

II.5.1. Les arguments de parcimonie

II.5.2. Parcimonie épistémique et interprétation mentaliste

II.5.3. Parcimonie épistémique et interprétation comportementale

II.6. L’engagement psychologique de la théorie ordinaliste

III. La préférence révélée

III.1. L’axiome faible de la préférence révélée (WARP)

III.1.1. La théorie basée sur WARP

III.1.2. La relation de préférence révélée

III.2.2. L’axiome fort de la préférence révélée

III.3. Commentaires préliminaires sur la TPR

III.3.1. Préférences et préférences (indirectement) révélées

III.3.2. Théorie de la préférence révélée et théorie ordinaliste

III.3.3. L’analyse des « implications empiriques complètes »

III.3.4. Théorie de la préférence révélée et interprétation comportementale de la théorie ordinaliste

III.4. TPR, économie et psychologie

III.4.1. TPR et béhaviorisme

III.4.2. Quel usage faire de la TPR ?

IV. Conclusions

V. Annexes

V.1. Une méthode de mesure de l’utilité des options à partir des préférences

V.2. Quelques propriétés des préférences

V.3. Effet de substitution et matrice de Slutsky

V.4. L’équivalence définitionnelle

Chapitre 12 Agents économiques et rationalité (page 489)

Maurice Lagueux

I. Des agents rationnels, mais en quel sens ?

II. Le rôle de la rationalité en sciences économiques

III. Macroéconomie et rationalité

IV. Rationalité et formalisation mathématique

V. Préférences révélées et réinterprétation de la rationalité

VI. Que reste-t-il de la rationalité en économie évolutionniste ?

Chapitre 13 Théorie des jeux et analyse  économique des institutions (page 503)

Cyril Hédoin

I. Les institutions et le problème de l’indétermination en théorie des jeux

II. Théorie des jeux et institutions : l’approche « évolutionniste »

II.1. L’approche évolutionniste : une caractérisation formelle

II.2. L’émergence des points focaux

III.3. La coévolution institutions/préférences

III. Théorie des jeux et institutions : l’approche « épistémique »

III.1. L’approche épistémique : une caractérisation formelle

III.2. Croyances culturelles et organisation des échanges

III.3. Communauté, saillance et suivi de règle

IV. Théorie des jeux, histoire et individualisme méthodologique

IV.1. Théorie des jeux, institutions et relation théorie/histoire

IV.2. Le statut de l’individualisme méthodologique

V. Conclusion

Chapitre 14 Les normes et la philosophie économique (page 549)

Emmanuel Picavet

I. Situer la référence aux normes en philosophie économique

I.1. L’idée de norme et le discours de l’économie

I.2. Les normes, entre attentes et conséquences

I.3. Deux rôles pour les normes

I.4. Information et normes du jugement

II. L’imbrication des valeurs, des intérêts et des normes dans la délibération

II.1. La légitimité des intérêts

II.2. Reconnaissance des normes et validation des intérêts

III. Les normes et l’encadrement institutionnel

III.1. L’interprétation des normes dans le jeu institutionnel

III.2. L’établissement d’une normativité dans la coordination ou la coopération

III.3. Normes économiques et logiques de l’endossement

V. Conclusion

Chapitre 15 Philosophie de la finance : l’exemple de l’efficacité informationnelle d’un marché (page 579)

Christian Walter

I. Problèmes de définition

I.1. Efficacité ou efficience ?

I.2. L’évolution des définitions descriptives

I.2.1. Trois histoires intellectuelles de longue durée

I.2.2. Un basculement épistémologique

II. Les définitions descriptives de l’efficacité informationnelle

II.1. Définitions anciennes et « à l’ancienne »

II.2. Les définitions modernes

III. Problèmes de vérification

III.1. Un exemple introductif : la juste valeur

III.1.1. La juste valeur d’un actif

III.1.2. La non-réfutabilité de l’efficacité informationnelle

III.2. Les hypothèses auxiliaires

III.2.1. Les quatre causes de l’efficacité informationnelle

III.2.2. L’hypothèse auxiliaire du rendement attendu

III.2.3. L’hypothèse auxiliaire de la morphologie du risque

III.3. Un programme de recherche

III.3.1. Valeur fondamentale et bulles spéculatives

III.3.2. Stratagèmes conventionnalistes

IV. Une convention stochastique

IV.1. Un énoncé performatif ?

IV.2. Une convention ?

Annexe. L’intuition de la représentation martingale

Annexe Éléments pour une histoire récente de la philosophie économique francophone (page 627)

Gilles Campagnolo, Jean-Sébastien Gharbi et Pierre Livet

Les contributeurs (page 633)

Entretien avec Gilles Campagnolo, paru dans La Tribune, 27 février 2017.

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